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  JOURNÉE NATIONALE DES PATRIOTES- Mise en ligne le 2016-05-23

Imaginez qu’en arrivant un matin à votre bureau, votre usine ou votre école vous ayez perdu toute mémoire sur quel est au juste votre rôle, vos tâches de la journée et jusqu’au nom de votre patron. Il est probable dans les circonstances, vous feriez tout pour ne pas être remarqué et que cela paraisse le moins possible. Vous seriez donc exagérément discret et obéissant à tout, quitte à risquer l’humiliation, de peur qu’on ne s’aperçoive de votre trou de mémoire. Tout compte fait, vous tournerez en rond toute la journée et toute votre énergie passera à vous faire le moins remarquer possible; à vous effacer au point de devenir invisible.
 
Il en va des collectivités comme des individus. La perte de mémoire rend un peuple incapable de faire des choix éclairés et d’agir sur la réalité. Au contraire, le savoir-faire, l’habilité et le génie d’un peuple reposent sur un bagage d’expériences collectives ancrées dans l’histoire : d’inlassables essais et erreurs qui nous ont rendus conscients de nos forces et confiant en notre potentiel.
 
Ça n’a bien sûr rien à voir avec vivre dans le passé comme on l’entend parfois. Une mémoire historique entretenue est au contraire la condition sin qua non pour agir efficacement dans le présent et pour préparer l’avenir.
 
Quel sont les intérêts du Québec? Comment baliser les valeurs québécoises ? Comment accueillir les milliers d’immigrants chaque année? Quel type de développement énergétique privilégier? À ces questions la mémoire historique ne procure bien sûr pas de réponse en soi, mais en réactivant la somme des expériences vécues, elle garantit des choix éclairés dans le présent et insuffle la confiance nécessaire pour poser les choix radicaux qui s’imposent parfois.
 
L’expérience des patriotes de 1837-1838 nous est ainsi particulièrement précieuse. Il y a 180 ans, des Québécoises et des Québécois déterminés ont entrepris, avec des moyens dérisoires, une lutte pour défendre des principes d’égalité, de justice et de respect des valeurs communes québécoises. La mémoire de cette lutte nous sera rudement utile pour faire face aux défis du 21e siècle. Peuple pacifiste et consensuel, nous avons aussi prouvé notre résilience et notre capacité à faire front quand notre existence comme peuple est menacée.
 
Au moment de faire des choix de société, de baliser les voies d’avenir ou de définir nos priorités, exerçons plus que jamais notre devoir de mémoire. L’histoire du Québec et l’exemple des patriotes de 1837-1838 sont une source intarissable de fierté et constituent un bagage d’expérience précieux pour poser des choix éclairés. En 1839, c’est justement en s’appuyant sur la prémisse que nous formions un peuple « sans histoire et sans littérature » que lord Durham prédisait dans son rapport que nous n’avions aucun avenir. Il avait raison de rappeler que le passé est garant de l’avenir. Prouvons-lui cependant qu’il avait tort de voir en nous en peuple amnésique qui ignore ce qu’il fait au juste dans l’histoire.
 
À notre époque où règne l’image, la journée nationale des patriotes et les patriotes en général font immédiatement penser au fameux bonhomme dessiné par Henri Julien il y a plus d’un siècle. Inspirant pour certains, inquiétant pour d’autres, le vieux guerrier n’est pourtant guère menaçant avec sa pipe, sa tuque et son vieux mousquet. S’il est demeuré dans notre mémoire collective c’est qu’il semble en fait nous transmettre un message. Que nous dit au juste ce vieux patriote? Sa puissance évocatrice vient moins de son apparente violence que de sa charge symbolique invoquant un devoir de mémoire. Ce qui frappe finalement dans ce dessin, c’est la vigueur et la détermination de ce corps jeune et vigoureux surmonté d’une tête de vieillard tranquille fumant sa pipe. Ce paradoxe c’est en fait le passé qui interpelle le présent. C’est l’expérience au service de la jeunesse. C’est la mémoire au service de l’action. Le vieux patriote se bat et se souvient tout à la fois dans un rapport constant entre l’action et la réflexion. Tout compte fait son arme première n’est plus son mousquet, mais l’expérience de la lutte léguée pour le bénéfice des générations futures.

 
 
Gilles Laporte
Historien

 

Source : Mouvement national des Québécoises et des Québécois    http://journeedespatriotes.quebec/

 


  
 

  JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE HOMOPHOBIE ET LA TRANSPHOBIE- Mise en ligne le 2016-05-17

À la suite de la décision prise le 17 mai 1990 par l’organisation mondiale de la santé (OMS) de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie, la journée internationale contre homophobie et la transphobie a été créée en 2005.

 

Cette année la CSN, a décidé de créer une nouvelle affiche marquant la diversité de notre mouvement et de notre implication syndicale lors de cette journée.  De nombreux préjugés persistent dans la société en général et aussi dans nos milieux de travail et nos syndicats.  Il importe donc de lutter contre les manifestations homophobes et transphobes.

 


  
 

  1ER MAI 2016- Mise en ligne le 2016-04-29

Voir le fichier ci-joint: